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Ao, le dernier Neandertal

Par Yurani :: 09/09/2010 à 0:00 :: Histoire



Hier je suis allé voir en avant-première le film "Ao, le dernier Neandertal", dont la sortie officielle est programmée pour le 29 septembre. Il s'agit d'une fiction préhistorique, d'un film d'aventure.

Autant le dire tout de suite, j'ai beaucoup aimé et je conseille ce film à tous ceux qui aiment l'aventure, les grands espaces, les grands thèmes, la dimension collective de l'Homme. Le thème central est celui de la disparition de l'Homme de Neandertal, son contact avec les premiers Sapiens et comment les deux "espèces" se découvrent, se confrontent, se mêlent pour un futur.

Ao, à la suite de divers drames – dont un combat avec un ours polaire – se retrouve être le dernier de son monde néandertalien. Il décide de retrouver, très loin dans le sud sur les bords de la Méditerranée, sa caverne et son clan d'origine qu'il avait dû quitter adolescent. Il voyage longtemps, avant de tomber dans un piège de chasse tendu par des Sapiens, une autre espèce d'hommes qu'il découvre. Ceux-ci capturent également un couple de leurs congénères d'un clan voisin qu'ils s'apprêtent à sacrifier. Ao réussit à s'enfuir. La femme prisonnière, Aki, profite de la confusion du moment pour s'échapper également et suit sa trace. Elle est enceinte et vient accoucher dans la caverne où Ao a trouvé provisoirement refuge. A partir de là se met en place, au delà de leurs réticences et peurs mutuelles, leur progressive découverte et acceptation, autour de l'enfant que tous deux défendent farouchement. Après avoir échappé une dernière fois à leurs poursuivants et même séjourné quelque temps au sein d'un autre clan Sapiens, ils continuent le grand voyage. Ils finissent par y parvenir, mais tous les Neandertaliens sont morts depuis longtemps et Ao est bien le dernier. Les dernières images montrent Aki enceinte, témoignage du mélange entre les deux espèces.

Les images sont belles, les personnages crédibles, les acteurs réalisant de vrais performances. Le scénario était – pour moi tout au moins – assez prévisible, néanmoins on se laisse prendre sans peine et on s'identifie rapidement avec Ao et Aki. L'empathie joue à plein.
J'ai beaucoup aimé les scènes animalières avec les bisons ou les chevaux de Prjevalski. J'ai moins apprécié l'ouverture sur le combat avec un ours polaire, situé quelque part dans le nord de la Sibérie. Sinon, j'aurais aimé que le film fût un peu plus long, avec davantage de scènes mettant en avant la vie "quotidienne" des Neandertaliens, peut-être plus de "ritualité".

Son réalisateur, Jacques Malaterre, connaît bien cette question de la Préhistoire et de l'évolution des espèces humaines, ayant eu l'occasion de réaliser dans le passé les excellents docu-fictions "L'odyssée de l'espèce" et "Homo Sapiens". Un petit débat a eu lieu à l'issue de la projection au cours duquel il est revenu sur la connaissance grandissante que l'on a de Neandertal, même si son extinction demeure encore une énigme, en dépit des multiples tentatives d'explication dont aucune, qu'il s'agisse du réchauffement climatique, de l'apparition de nouvelles maladies apportées par Sapiens, de la concurrence voire de guerres avec ces derniers, ne semble satisfaisante. Peut-être aurait-il laissé la place tout simplement ? En tous les cas, on sent un homme passionné par son sujet, soucieux d'en faire ressortir la modernité et d'en tirer enseignements et réflexions pour notre monde actuel et futur. Ajoutons que de très récentes découvertes scientifiques semblent prouver qu'un métissage aurait eu lieu entre Sapiens et Neandertal, daté d'environ 80000 ans et qui expliquerait environ 2% de l'ADN des Européens.

Alors, allez tous voir ce film et vous en sortirez ravis. C'est un souffle d'humanisme et de croyance chevillée en l'avenir et dans les vertus de tolérance, de mixité, de métissage, d'échange.

Les pyramides d'Égypte en pierre reconstituée

Par Yurani :: 10/04/2010 à 22:55 :: Histoire
J'aime bien cette théorie expliquant le mystère de la construction des pyramides égyptiennes par la technologie dite "de la pierre reconstituée". Elle est le fait d'un scientifique de haut niveau, le professeur Joseph Davidovits, spécialiste des polymères et des bétons, qui démontre avec expérimentation à l'appui, de façon très convaincante, que les pyramides n'auraient pas été bâties en pierre taillée comme le veut la doxa dominante, mais en pierre reconstituée, une technique qui aurait été perdue par la suite. En outre, il s'appuie sur la lecture de certains hiéroglyphes pour corroborer ses affirmations.

L'usage de cette technique rend cohérente la durée connue de construction (une vingtaine d'années à peine pour celles de Kheops et de Khefren) et de mobilisation de main-d'oeuvre. L'énigme du déclin rapide de constructions aussi grandioses s'expliquerait alors assez facilement, en raison de la pénurie de chaux et de bois nécessaires à la fabrication du liant. Ses démonstrations sont très probantes, avec notamment une analogie avec l'étonnant site d'El Amarna, la capitale rêvée d'Akhenaton abandonnée sitôt sa mort. J'ai fait mienne cette théorie dans ma 23ème escale, mettant en scène Teyem et son voyage au royaume du Double-Sceptre.

J'ai lu l'ouvrage de Davidovits "La nouvelle histoire des pyramides", que je conseille à tous.
Voici un lien sur son site officiel : http://www.davidovits.info/

Évidemment sa théorie fait hurler dans les milieux égyptologues traditionnels, mais le bonhomme est tout sauf un hurluberlu. 

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